|
L’ASSOCIATION DES PHYSIOLOGISTES a été fondée à PARIS en 1926 dans le but de ème Congrès international de physiologie, l’AMERICAN PHYSIOLOGICAL SOCIETY avait 34 ans d’existence, la DEUTSCHE PHYSIOLOGISCHE GESELSCHAFT, 23 ans.
La raison de cette réunion tardive est liée à l’existence d’une autre association, la Société de Biologie, fondée en 1848, au sein de laquelle se retrouvaient de nombreux physiologistes, et dont les activités se poursuivent encore aujourd’hui. La vie de la Société de Biologie ayant été fortement marquée par les physiologistes, il est intéressant de rappeler comment elle est née et s’est développée.
Table des matières
I – La naissance et le développement de la Société de Biologie
II – L’année 1868
III – L’individualisation de la physiologie
IV – L’évolution de l’Association à partir de 1946
V – La Commission d’études des structures
VI – Les périodiques de physiologie depuis 1820
VII – La publication des travaux de l’association
VIII – L’Association et la communauté internationale
IV – De 1990 à nos jours
V – Présent et avenir
I – La naissance et le développement de la Société de Biologie
En mai 1848, deux chirurgiens, Follin et Houel et un naturaliste, Charles Robin, ont l’idée d’organiser à Paris des réunions périodiques de physiciens, de chimistes, de naturalistes, de médecins et de physiologistes s’intéressant aux phénomènes de la vie. Parmi les membres fondateurs se trouve aussi Claude Bernard, nommé l’année précédente suppléant de son maître Magendie, alors titulaire de la chaire de physiologie expérimentale au Collège de France. Le premier président de la Société de Biologie est Pierre RAYER, médecin de Napoléon III, qui démontrera deux ans plus tard le mécanisme de la transmission de la morve du cheval à l’homme et découvrira la même année avec Davaine la bactéridie charbonneuse ; il se révélera par la suite un excellent spécialiste de la biologie et de la pathologie rénales. Jean-Marie Charcot sera parmi ses plus brillants élèves dans son service de la Salpêtrière. Pierre RAYER avait été écarté de la Faculté de Médecine pour avoir épousé une protestante. Mais Napoléon III créera ultérieurement pour lui une chaire de pathologie comparée. Elu doyen, Rayer créera à son tour une chaire d’histologie pour Charles Robin.
Les séances de la Société se tiennent tous les samedis à 15 heures, dans les locaux de la Faculté de Médecine. La Société comprend d’après ses statuts, 40 membres titulaires, 20 membres associés, 80 membres correspondants et enfin 15 membres honoraires nommés par le Bureau. Mais il est prévu que le nombre de ceux-ci pourra s’accroître par passage au bout de 9 ans des membres titulaires à l’honorariat. Ce passage d’abord facultatif, est ensuite rendu obligatoire, dans un souci des fondateurs d’assurer un renouvellement régulier des membres titulaires et de permettre aux jeunes d’avoir un contact enrichissant avec les anciens.
Un élément qui frappe dans les statuts de la Société de Biologie est le caractère très libéral du règlement : chacun, connu ou inconnu, peut présenter un travail lors des séances, qui d’ailleurs sont obligatoires pour les membres titulaires. Un texte écrit, remis lors de la présentation, est publié le vendredi suivant en vue d’être discuté à la séance du samedi. La publication constituant les deviendra, mais beaucoup plus tard, mensuelle, puis trimestrielle. A partir de 1864, Charles Robin, fondateur de la Société de Biologie, publie parallèlement le , périodique qui cessera de paraître après 1920.
Parmi les présidents successifs de la Société de Biologie, on retrouve en majorité des noms de physiologistes : Claude Bernard, Paul Bert, C. Brown-Séquard, J.B Chauveau, J.E. Marey, A. Dastre, Charles Richet, D’Arsonval, L. Lapicque, P. Portier. Parmi les membres figurent M. Berthelot, E. Achard, A.-V. Cornil, Mathias-Duval, A. Laveran…
La Société veut rester parisienne et ne pas voyager en province, mais elle a ses correspondants, français et étrangers, dont le nombre augmente d’année en année : Pflüger, Cajal, Waller, Golgi, Mosso, E. De Cyon, Kroneker. Ces liens peu à peu tissés donnent progressivement naissance aux filiales de la Société, en France, en Belgique, mais aussi en Argentine, en Pologne, en Tchécoslovaquie, sous l’impulsion des collègues étrangers ayant travaillé un temps en France. Ainsi, la décentralisation scientifique est réalisée, non pas en promenant le centre, mais en créant des centres nouveaux.
II – L’année 1868
est marquée de plusieurs évènements qui auront probablement une influence ultérieure sur son développement plus spécifique de la physiologie et sur la création de l’Association des physiologistes.
- Claude Bernard est titulaire d’une chaire de Physiologie générale créée pour lui en 1854 à la Sorbonne et de la chaire de Médecine expérimentale du Collège de France, où il a succédé à Magendie en 1855. La place manquant à la Sorbonne, à la chaire qu’il y occupe est installé au Muséum d’histoire naturelle où il lui a été promis des locaux plus vastes. Dans le même temps, la chaire de Physiologie comparée du Muséum, la première créée en France, en 1837, occupée précédemment par Frédéric Cuvier et Flourens puis par Vulpian, est transférée à la Sorbonne. Paul Bert, suppléant de Vulpian depuis peu, quitte le Muséum pour la Sorbonne, mais le transfert administratif de la chaire ne deviendra effectif qu’en 1870.
- Charles Brown-Séquard, qui succède à Claude Bernard au collège de France, fonde les . La direction en sera partagée à partir de 1894 avec C. Bouchard, J.B Chauveau et J.E Marey. Cette nouvelle publication répondait à la nécessité fortement ressentie de publier sous forme complète et détaillée des travaux originaux, ce qui ne permettaient pas alors les Compte rendus de la Société de Biologie. Les Archives deviendront en 1899 le , restant sous la direction de Bouchard et Chauveau. Le en prendra la suite en 1946.
- Cette même année 1868, voit la naissance, sous l’impulsion de Victor Duruy, d’une nouvelle institution, l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE), dont le rôle sera par la suite déterminant en France pour le développement de l’enseignement et de la recherche. Le laboratoire de Marey, notamment, fera partie de cette nouvelle institution.
Dans un hommage rendu à Claude Bernard, Marcelin Berthelot disait de la Société de Biologie :
Présidents de la Société de Biologie
|
Pierre Rayer |
1848-1867 |
|
Claude Bernard |
1868-1878 |
|
Paul Bert |
1879-1886 |
|
Charles Brown-Sequard |
1887-1892 |
|
J.B. Chauveau |
1892-1896 |
|
Charles Bouchard |
1897-1901 |
|
Jules E. Marey |
1902-1904 |
|
Alfred Giard |
1905-1908 |
|
Louis Malassez |
1909-1909 |
|
Albert Dastre |
1910-1917 |
|
Charles Richet |
1918-1923 |
|
L.F. Henneguy |
1924-1928 |
|
Création de l’Association des Physiologistes |
(1926) |
|
Arsène d’Arsonval |
1928-1932 |
|
Emile Achard |
1933-1937 |
|
Louis Lapicque |
1937-1942 |
|
Paul Portier |
1942-1945 |
Dans le bilan qu’il établit en 1899 pour le cinquantenaire de la Société de Biologie, Emile Gley met en évidence l’évolution de la recherche physiologique où le travail de description des phénomènes biologiques est progressivement remplacé par l’étude des mécanismes de fonctionnement des êtres vivants. La création ou le développement de diverses sociétés spécialisées ne semble avoir porté aucun préjudice à la vie de la Société de Biologie. Mais Emile Gley, physiologiste lui-même, considère alors que la Société de Biologie serait diminuée par la création d’une Société de Physiologie : écrivait-il. C’est bien là reconnaître la place éminente de la physiologie au sein de la Société de Biologie.
III – L’individualisation de la physiologie
Dans les années 1890, une manifestation d’indépendance de la Physiologie apparaît dans l’organisation, à la Faculté de Médecine de Paris, de " Conférences de Physiologie ", dont l’ouverture est marquée par une leçon, ayant déjà tous les caractères d’un rapport, et portant sur une question importante de la discipline. Emile Gley y contribua à diverses reprises.
Mais, après 70 ans d’activité au sein de la Société de Biologie, la Physiologie s’individualise. La manifestation d’une évolution chez les physiologistes réside dans la création en 1925 d’un nouveau périodique, les , à l’initiative d’André Mayer (Collège de France), Delezenne (Institut Pasteur), Louis Lapicque et Paul Portier (Sorbonne). Il s’agit d’une réaction à l’orientation considérée comme trop médicale et trop pathologique du , publié par C. Bouchard et J.B Chauveau. La création en 1926 d’une Association des Physiologistes, dite pendant longtemps de " langue française ", bien que la mention n’ait jamais figuré dans ses statuts, correspond d’abord à une donnée historique à cette époque : l’utilisation du français était de règle dans les réunions scientifiques de nombreux pays d’Europe (Pays-Bas, Hongrie, Russie,…). La participation de ces physiologistes francophones aux réunions internationales de physiologie à été, de plus, un élément favorable à l’éclosion de l’Association. On peut rappeler que les avaient été créées à Liège par Léon Frédéricq et Paul Héger en 1904, année où le 6ème Congrès International de Physiologie s’était réuni à Bruxelles. Bien qu’il n’y ait pas en France de Société de Physiologie, Paris reçoit en 1920 le 10ème Congrès de Physiologie, à l’invitation d’Emile Gley et de Ch. Richet, ce dernier en assurant la présidence. A cette occasion, une médaille est frappée à l’effigie de Xavier Bichat. Mais il faut insister aussi sur le fait que notre Association fût une réponse à une inquiétude qui subsiste encore aujourd’hui : celle de certains biologistes devant les initiatives de disciplines ayant déjà constitué, en dehors de la Société de Biologie, des associations scientifiques (anatomie, pathologie comparée, chimie, physique, chimie biologique) conduisant souvent à une attitude réductionniste. Les membres de l’Association maintiendront leur intérêt pour la physiologie des organismes et privilégieront l’étude des grands systèmes.
Fondée en 1926, l’Association se réunit la 1ère fois l’année suivante à Strasbourg sous la présidence d’André Mayer. Dans le bref historique publié en 1971 en guise d’introduction au 1er annuaire de l’Association des physiologistes, Pierre Dejours, alors Secrétaire général, rappelait quelques propos tirés de l’allocution prononcée par André Mayer : " …
Pierre Dejours précisait également comment la création de l’Association n’avait pas eu d’emblée un caractère suffisamment officiel : er juillet 1901, relative aux contrats d’Association ".
En 1928, l’Association comporte 107 membres (72 français, 28 belges, 4 suisses, 3 canadiens). Ils seront 249 six ans plus tard, 786 en 1971, 1015 en 1988, progression qui traduit une excellente vitalité. Les réunions annuelles sont alors l’occasion de retrouvailles pour les collègues venant de différentes villes universitaires. Le nombre des communications varie de 15 à 35 jusqu’en 1939 ; réparties sur 4 ou 5 demi-journées, elles sont présentées et discutées dans un seul et même amphithéâtre. De 1927 à 1939, les se sont tenues 9 fois en France (dont 2 fois dans des stations de biologie ou de physiologie marine : Roscoff-Concarneau et Tamaris), 3 fois en Belgique, 1 fois à Alger.
Une innovation importante est introduite dans la vie de l’Association en 1931, lors du premier congrès tenu à Paris ; il s’agit de la présentation de rapports, dont la rédaction est confiée à des membres de l’Association. Cette année là, Frédéric Bremer avait été chargé d’un rapport sur le " tonus musculaire ", E. Aubel et G. Schaeffer d’un rapport sur " l’action dynamique spécifique ". Cette pratique, héritée des activités de la Société de Biologie, sera maintenue jusqu’à nos jours, le nombre de rapports étant porté à trois à partir de 1934 ; il n’est plus que de un depuis 1976. Il n’est pas certain que cette tradition se maintienne dans les années à venir. En effet, la rédaction d’un rapport, qui se veut exhaustif dans un domaine où la physiologie a nettement progressé, demande une grande disponibilité. Elle est obtenue bien souvent aux dépens du travail expérimental des auteurs, qui par ailleurs, ne sont pas toujours suffisamment convaincus de la nécessité de publier en français et trouvent plus de satisfactions personnelles à publier en anglais.
IV – L’évolution de l’Association à partir de 1946
L’Association n’a pas tenu de réunions de 1940 à 1945, de sorte que fondée en 1926, elle a –en 1990- 64 ans d’existence, mais ne s’est réunie en congrès annuel que 58 fois. A son retour en France (quittée en 1940 pour poursuivre à Cambridge les travaux de guerre français sur les vésicants), Daniel Cordier, Secrétaire depuis 1937, suscite la reprise de l’activité de l’Association. Il devait la conduite jusqu’en 1960, année où il disparut prématurément. Depuis 1946, les 45 ont eu lieu 32 fois en France, 6 fois en Belgique, 4 fois en Suisse, 1 fois au Canada, mais aussi à deux reprises dans des pays non francophones, là où des liens étroits avaient été maintenus avec des collègues étrangers (Italie, Milan 1967 ; Tchécoslovaquie, Brno 1970). La réunion de 1937 initialement prévue à Barcelone n’avait pu y être organisée en raison de la situation politique du pays. < em>
Lors de la 16ème de l’Association organisée à Lausanne en avril 1948 par A. Fleisch, celui-ci introduit une nouvelle tradition. Il offre à l’Association une authentique clarine, venue des hauts pâturages. Celle-ci est remise solennellement à Louis Camille Soula, Président de l’Association, dont le nom est inscrit en lettres blanches, en tête de tous les présidents qui lui ont succédé. La place disponible pour procéder à ces inscriptions ayant été remplie, année par année, Josiane Seydoux, Secrétaire nationale pour la Suisse, dotera l’Association d’un second " toupin ", lors de la 49ème Réunion annuelle, tenue à Genève à son initiative en 1981. Jean-Marie Demers, Secrétaire national pour le Canada, offrira peu après à l’Association le bâti qui désormais unit ces deux cloches. Elles sont transmises pour un an d’un Président à l’autre lors du traditionnel banquet annuel. Le caractère amical de nos réunions a toujours été maintenu, chaque réunion annelle donnant lieu à une manifestation de type touristique, comme c’est le cas dans toute réunion internationale.
Depuis 1928, le nombre des membres de l’Association a été multiplié par dix. Cette croissance, particulièrement nette depuis 1946, a plusieurs conséquences dans l’administration et dans les activités de l’Association.
A son origine, l’Association est dirigée par un Bureau comprenant un Président élu pour un an (déjà Vice-président, en tant qu’organisateur de la précédente), un Secrétaire général et un Trésorier élus tous deux pour cinq ans. En 1931 est créé un Secrétariat national pour la Belgique compte tenu du nombre de membres résidant dans ce pays. La même démarche est suivie en 1947 pour la Suisse et la Tchécoslovaquie. En raison d’un travail administratif prenant, un Secrétariat national pour la France est créé en 1961, auquel est confiée une partie des tâches précédemment remplies par le Secrétaire général. En 1969, un Secrétariat national est créé pour le Canada. Des pourparlers sont engagés depuis quelques années pour mettre sur pied un Secrétariat pour la Tunisie mais n’ont pas encore abouti. Enfin, en raison de l’augmentation du travail de gestion, le Secrétariat pour la France est transformé en Secrétariat général adjoint.
Le Bureau de l’Association est assisté de Secrétaires adjoints actuellement au nombre de quatre (deux sont préposés à l’organisation des réunions, un autre est délégué aux candidatures, le quatrième est délégué aux publications). Il est placé sous le contrôle du Conseil de l’Assemblée générale ; il est aidé dans ses choix par la Commission scientifique mise en place en 1975 (voir ci-dessous). Peu à peu le caractère des réunions annuelles s'est modifié : le nombre des communications a augmenté, de sorte que celles-ci sont présentées, regroupées par thèmes, dans 3 ou 4 salles simultanément. Le nombre des présentations orales, d’abord fixé à deux, est limité à une par auteur ; à partir de 1979, la pratique des présentations affichées est introduite. En 1962, il est proposé à titre expérimental d’organiser une réunion , en fin d’année. La première a lieu à Orsay en 1963, la seconde à Prague en 1964, sous forme d’une réunion commune avec les physiologistes de Tchécoslovaquie. En 1968 et dans les années qui suivent, ces réunions sont généralement au nombre de deux.
V – La Commission d’études des structures
Dans l’introduction à l’annuaire de l’Association publiée en 1977, année où se réunissait à Paris le Congrès de l’Union internationale des Sciences Physiologiques (IUPS), Yves Laporte, alors Secrétaire général, rappelle qu’en 1972 l’Assemblée générale, réunie à Besançon, avait décidé de constituer une " Commission d’étude des structures et du fonctionnement de l’Association " pour faire face à la croissance du nombre des communications et à la spécialisation des physiologistes. Cette commission, animée par Jean Scherrer comprend : C. Bensch, G. Dessaux, M. Goffard, E. Jequier, P. Karli, J. Leblanc et J. Scherrer auxquels se joignent le Secrétaire général en fonction, d’abord P. Dejours puis Y. Laporte, et le Secrétaire pour la France, J. Chanel. A l’issue de ses travaux, la Commission soumet à l’Assemblée générale trois mesures, qui se révèleront par la suite tout à fait efficaces.
La première proposition consiste à répartir sur l’année entière les activités de l’Association. Celle-ci tiendrait donc une réunion plénière, congrès annuel comme précédemment, d’une durée de trois jours, plusieurs réunions spécialisées dépourvues de toutes manifestations sociales afin de ne pas en alourdir l’organisation, et d’une réunion permettant aux membres absents à la réunion plénière de présenter leurs travaux. Le succès de ces réunions spécialisées est indéniable puisque l’on en compte 5 par an depuis 1976, s’ajoutant à la grande réunion annuelle. De même, sous l’impulsion d’Y. Laporte, puis d’E. Coraboeuf, Secrétaires généraux de l’Association, se sont multipliées les réunions communes avec des Sociétés étrangères : Physiological Society –alternativement en France (1971 et 1990), Endocrinologues espagnoles (1988), Neurophysiologistes marocains (1989).
La tendance à la spécialisation s’est manifestée au cours des dernières années par la constitution de groupes thématiques, entendant développer une dynamique propre, tout en restant dans le cadre de l’Association des Physiologistes. Il s’agit là d’un moyen très opportun de créer des liens avec des collègues appartenant à des disciplines voisines. Trois groupes fonctionnent dès 1987 : respiration, rein, physiologie et biochimie comparée. Deux autres sont sur pied en 1988 : circulation, exercice musculaire. Ces " groupes thématiques " gardent toute latitude de se réunir en dehors des réunions programmées par le Bureau de l’Association.
La seconde proposition de la commission est l’instauration, lors de la réunion annuelle, d’exposés didactiques d’une durée de 30 minutes portant sur des questions d’intérêt général, mises au point relativement simples, permettant à des physiologistes non spécialistes de se recycler et de trouver là une aide pour les enseignements qu’ils sont appelés à donner. Les premiers exposés didactiques sont donnés à Clermont-Ferrand en 1976. Depuis l’origine de cette innovation, à raison de deux à quatre à chaque réunion, ce sont une cinquantaine de textes courts, d’une dizaine de pages qui ont été mis à la disposition des membres de l’Association.
La troisième proposition concerne la création, en 1974, d’une " Commission scientifique " composée de 12 membres élus pour 6 ans (nombre porté ultérieurement à un maximum de 16), représentant chacun un secteur de la physiologie. Les premières élections ont eu lieu en 1975 ; le renouvellement se fait par moitié tous les 3 ans. Il a été décidé en 1980 que les membres sortants ne seraient pas immédiatement rééligibles. La Commission scientifique examine avec le Bureau les candidatures à l’entrée à l’Association, rôle précédemment dévolu à une " Commission de présentation " (cooptée) et conseille celui-ci sur le choix des thèmes de réunions spécialisées et des sujets de rapports et exposés didactiques. Deux des Secrétaires adjoints sont cooptés parmi les membres de cette commission.
Parmi les mesures plus récemment proposées et adoptées par l’Assemblée générale figure l’institution de " membres associés ", permettant d’admettre à l’Association de jeunes physiologistes en cours de formation ou des collègues appartenant à des disciplines voisines de la physiologie. Les premiers membres associés ont été admis par le Bureau en 1985. Certains sont devenus titulaires quelques années plus tard.
< em>
VI – Les périodiques de physiologie depuis 1820
On doit probablement à Jean Fernel l’introduction dans la langue française, vers 1550, du terme même de " physiologie ", hérité du grec et du latin et désignant très largement " l’étude de la nature ". Mais, le plus ancien périodique de physiologie semble bien être français. Il faut rappeler également que Magendie publie de 1821 à 1831 le . Paraissent ensuite successivement en France, puis en Belgique :
- Les (1837-1839)
- Les (1846- ), édités chez Masson
- Le (1858-1863), fondé à ses frais par Brown-Séquard et que celui-ci entretiendra pendant cinq ans, auquel succèderont (chez Masson) :
- les (1868-1898),
- le (1899-1945), encore à l’initiative de Brown-Séquard, avec Charcot et Vulpian, dirigé initialement par Chauveau et Bouchard, puis par E. Gley, Ch. Richet et H. Cardot,
- le (1946- ), publié à l’origine par Léon Binet, puis par Henri Hermann,
- Le (1864-1914/19), publié par Ch. Robin,
- La à partir de 1875, devenant en 1905 les
- Les (1885-1945) annonçant :
- les (1904-1953), éditées chez Vaillant-Carmanne, qui deviendront :
- Les (1954- ),
- Les (1925-1940) publiées chez Douin,
- Les (1947-1974), éditées par le CNRS.
En dehors de la France et de la Belgique, les publications en langue française sont très nombreuses à la fin du siècle dernier. Apparaissent ainsi :
· en 1880, les , publiées par E. Van Beneden (Liège) et Ch. Van Bambeke (Gand) et éditées chez Clemm et chez Masson, puis, à partir de 1888 chez Vaillant-Carmanne, devenant les , à partir de 1989,
- en 1882, les , éditées par C. Emery et A. Mosso chez Baillière,
- en 1899, les ,
- en 1918, les , annonçant les ,
- en 1921, les , éditées par F. Vlès chez Vigot,
- en 1932, les ,
- en 1950, , faisant aux
VII – La publication des travaux de l’association
Les membres de l’Association soumettent évidemment leurs travaux personnels dans les revues de leur choix. Mais l’Association s’est toujours fait un devoir de publier les rapports et exposés didactiques présentés lors des réunions annuelles ; s’y ajoutent les résumés de communications et les textes de quelques conférences présentées aux diverses réunions de l’Association.
De 1927 à 1932, les travaux de l’Association sont publiés dans les sous forme d’un supplément. De 1933 à 1939, ils le seront sous forme d’un volume séparé. En 1946, les publient des extraits des communications du premier congrès annuel d’après guerre. En 1947, le Centre National de la Recherche Scientifique assure la publication d’un volume spécial consacré à la 16ème . A partir de 1948, les textes concernant l’Association paraissent dans le avec l’aide financière du CNRS.
Lors de la 37ème (Grenoble, 1969), l’Assemblée générale décide la création d’une " Commission des publications ". Celle-ci siègera jusqu’en 1973, animée par M. Dussardier. Elle comprend Mme D. Albe-Fessard et MM. A. Aschkenasy, X. Aubert, P.H Benoit, P. Buser, M. Cabanac, P. Haab, B. Rybak et B. Vasseur. Les mesures préconisées sont imposées par des considérations financières.
Initialement, les textes des communications pouvaient atteindre 4 pages imprimées, figures comprises. Le nombre des communications va croissant, alors que simultanément les coûts d’édition augmentent, ce qui oblige l’Association à réduire à une page les textes de communication et dans un second temps (1973) à 1500 signes et espaces. Il ne s’agit plus là, par conséquent, que d’un bref résumé permettant de prendre date et de faire connaître son activité. Pour compenser cette restriction, il est proposé à partir de 1981, de fournir aux membres de l’Association inscrits aux réunions un précirculé, dont la confection est à la charge des organisateurs.
Pendant longtemps encore l’édition du " volume du congrès " de l’Association est réalisée grâce à la mise en commun de fonds venant du CNRS, des Editions Masson, du et des cotisations annuelles des membres. Mais la disparition de toute aide extérieure amène le Bureau à proposer à l’Assemblée générale que les auteurs de résumés supportent une part des frais d’impression. Cette mesure a été généralement bien acceptée. Jusqu’en 1986, les travaux de l’Association ont été publiés par le chez Masson, et pour toute cette période, l’Association est particulièrement redevable à J.L Parrot, P. Buser, E. Dussardier, B. Vasseur, et plus récemment E. Coraboeuf et M. Imbert, d’avoir assuré ce travail de publication, malgré les difficultés financières qui se sont présentées. Mai en 1986, il a été décidé de rechercher une solution plus économique. Le Bureau a confié la publication des rapports et exposés scientifiques à Vaillant-Carmanne, éditeurs des . Depuis 1989, les résumés sont édités par reproduction photographique.
VIII – L’Association et la communauté internationale
Le bon fonctionnement de notre Association apparaît dans la participation assidue de nos membres aux diverses réunions organisées par elle, mais aussi dans les réunions d’autres sociétés internationales plus larges. Depuis 1966, l’Association des Physiologistes est devenue " Supporting Society ", de l’Union internationale des Sciences Physiologiques (IUPS). La fondation de l’IUPS est relativement récente puisqu’elle remonte à moins de quatre décennies, mais des Congrès internationaux de Physiologie avaient été organisés tous les trois ans depuis 1889.
La création de l’IUPS a eu lieu au Congrès international tenu à Montréal en 1953. La France et 16 autres pays ont été ses Membres fondateurs. De nombreux adhérents nationaux s’y sont ultérieurement adjoints. Depuis 1953, il se trouve qu’un membre de l’Association des Physiologistes a régulièrement siégé dans le Conseil numériquement très restreint de l’IUPS ; ainsi entre 1953 et 1980 furent successivement membres de celui-ci : A. Mayer, C. Soula, D. Cordier, A. Fessard et P. Dejours. Depuis 1981, le secrétariat même de l’IUPS a été pris en charge, bien entendu à titre personnel, successivement par deux membres de l’Association : J. Scherrer (1981-1987) et R. Naquet (à partir de 1987). L’Association elle-même est représentée à l’IUPS par l’intermédiaire du Comité National Français des Sciences Physiologiques que préside A. Jost, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences et comprenant des représentants de celle-ci, du Centre National de la Recherche Scientifique, de l’Association des Physiologistes et des personnalités cooptées en raison de leurs compétences. L’Association et le Comité ont eu un rôle majeur dans l’organisation du Congrès International des Sciences Physiologiques tenu à Paris en 1977, qui a réuni environ 6 000 participants sous la présidence de Maurice Fontaine. De nombreux membres de l’Association siègent dans les diverses commissions de l’IUPS.
Plus récemment, l’Association est devenue membre adhérent de l’Union Internationale des Sciences Biologiques (IUBS), dans la section de Physiologie et Biochimie comparée. Des conversations sont, par ailleurs, en cours pour la formation d’une Fédération des Sociétés européennes de physiologie (FEPS), à laquelle l’Association des Physiologistes devrait participer.
 Une bonne compréhension de l’œuvre de Marey nécessite qu’un regard soit porté sur le rôle joué par son meilleur collaborateur, Georges Demenÿ (1850 -1917). Demenÿ reste un chercheur mal connu des physiologistes et des biomécaniciens, malgré tout le travail réalisé à la Station physiologique du Parc des Princes. Autant le parcours de Marey peur être qualifié de linéaire, autant celui de Demenÿ apparaît sinueux. Demenÿ venait d’un milieu totalement étranger à celui qui sera son maître pendant une quinzaine d’années et, passées celles-ci, il s’est dirigé vers des horizons sortant de la recherche universitaire.
Georges Demenÿ est né à Douai en 1850 dans une famille d’origine hongroise. Son père, professeur de musique, l’initie assez tôt à la pratique du violon. En 1870, le jeune Georges n’est qu’un simple membre d’un Cercle de gymnastique, tel qu’il en existe de nombreux dans le pays. Rien ne le prédispose à devenir physiologiste. Candidat malheureux au concours de l’Ecole Centrale, ayant suivi quelques enseignements de mathématique et anthropologie, il débarque à Paris en 1876. Il devient progressivement un très bon gymnaste qui connaît tous les aspects de l’activité physique: course, saut (longueur, perche), travail aux agrès. Il connaît les effets de la pratique de ces activités sur la force musculaire et le perfectionnement du mouvement.
Très bon observateur des élites sportives, Demenÿ se pose des questions sur la biomécanique du mouvement; il critique les méthodes en cours d’enseignement de la gymnastique, considère que celle-ci devrait être obligatoire dans les écoles (vœu exaucé en 1880). La même année, il est l’un des créateurs du Cercle de Gymnastique Rationnelle, organisme qui se développera dans les années suivantes délivrera des enseignements et éditera un Bulletin. Demenÿ préconise la création d’institutions privées pour le développement de l’éducation physique. Il est en phase avec les autorités civiles déjà engagées dans les programmes de gymnastique militaire. La gymnastique est devenue un facteur de développement physique et mental de la population. Paul Bert, physiologiste et homme politique avisé, en est conscient, et incite Demenÿ à prendre contact avec son collègue Marey.
Fin 1880, Demenÿ rencontre Marey, dont il a entendu parler. Marey, professeur au Collège de France, décèle en lui une personne de bonne volonté, dépourvue d’une bonne formation scientifique initiale mais très désireuse d’apprendre et connaissant bien les milieux de l’éducation physique. Demenÿ survient à point, alors que Marey, à l’étroit dans ses locaux du Collège de France, caresse le projet de créer, à l’écart de celui-ci, une « Station Physiologique » spacieuse, qui lui permettrait d’expérimenter sur l’homme. Un aide lui serait nécessaire sur le terrain. De plus, son administration n’ayant pas accepté de financer son projet, Marey pense se retourner vers le Conseil municipal de Paris, très sensible au développement des activités gymniques C’est ce dernier qui financera la création de cette « Station ». Le profil de Demenÿ convient donc à Marey, qui le prend comme aide, sans attendre de pouvoir le rémunérer. Demenÿ sera rapidement nommé préparateur, puis chef de laboratoire (1882).
Les rapports qui vont s’établir entre Marey et Demenÿ, autodidacte non diplômé, sont ambigus. La relation entre les deux hommes est d’abord de maître à élève, mais aussi de père à fils, puis de directeur de laboratoire à homme de confiance. Les mauvaises langues diront plus tard (en raison de divergences): de tyran à esclave. Marey est absent de Paris de 4 à 5 mois dans l’année, retiré chaque été dans la villa qu’il a achetée dans les faubourgs de Naples (où il a monté un petit laboratoire), ou dans ses vignes du Beaujolais.
Le rôle de Demenÿ va devenir de plus en plus important. Il se trouve chargé de démarches administratives, du suivi de dossiers, de la surveillance de la construction de la «Station»; il doit en permanence expédier à son maître du matériel expérimental, des documents photographiques ou des dessins pour illustrer ses cours à venir ou les ouvrages qu’il est en train de rédiger. Ainsi, Demenÿ, collaborateur fidèle, est devenu une partie de l’année celui qui fait “à la place“ de l’absent, son homme à tout faire, comme en témoignent les lettres (400) reçues de Marey de 1880 à 1894. Marey apparaît comme dominateur et exigeant dans sa correspondance («Veuillez…»). Demenÿ, vieux garçon, hostile au mariage, fait corps avec la « Station » au point de venir y loger, dans l’un des chalets qui y ont été construits. À diverses reprises pendant cette période, Marey restera attentif à ce que Demenÿ n’oublie pas de poursuivre les expérimentations menées suivant ses propres idées, et de rechercher les moyens de trouver un statut social décent.
Demenÿ avait vu dans la collaboration qui s’institue avec Marey l’occasion de mieux comprendre l’homme en mouvement et de participer à la mise au point de techniques de mesure. Dans la construction d’appareils photo, Demenÿ fait figure de technicien réalisant les idées projetées par son maître. Dans le travail d’équipe, ce qui revient à chacun est parfois difficile à estimer. Les différences d’appréciation de l’un et l’autre, la paternité sur tel ou tel sujet, seront à partir de 1886 à l’origine de tiraillements, conduisant à une regrettable séparation (1894) qui ternira les jugements de Marey sur son collaborateur: esprit vif, inventif, entreprenant, excellent mathématicien, habile dessinateur, précis et concis dans ses exposés.
Demenÿ a pu expérimenter, avec son maître ou seul, en utilisant des appareils déjà en service, dont certains ont été améliorés par lui ou de son invention (éventuellement brevetés) : chronophotographe à plaque fixe ou mobile, phonoscope permettant prises de vues et projection d’images à partir d’un film transparent, dynamographe (plateforme de forces). La contribution de Demenÿ dans l’étude de la marche est évidente, en dehors de sa contribution à l’installation de la grande piste circulaire de la Station et de l’ensemble des dispositifs de prise de vues.
Ce qui préoccupe Demenÿ dans la locomotion, ce sont les rapports entre les caractéristiques du pas et la réaction du sol qui le détermine. La chaussure dynamométrique lui donne les temps de contact du pied avec le sol (pointe et talon). Les vues successives de la position des membres et du corps, objectivés par des repères, sont mises en relations avec les mesures de forces de réaction, ce qui conduit à la connaissance cinétique et cinématique du mouvement. Demenÿ compare les caractéristiques de diverses modes de progression: marche normale, en flexion, pas de charge, pas cadencé. Il s’intéresse au rôle des muscles antagonistes et à l’effet de l’élasticité musculaire. Abordant le calcul du travail produit au cours de la marche, il l’estime par produit de l’élévation du centre de gravité par la distance parcourue, c’est-à-dire parle seul travail des forces extérieures. Néanmoins, il montre qu’à partir d’une certaine vitesse la course devient moins coûteuse que la marche, ce qui sera confirmé plus tard par des mesures de la dépense énergétique. Dans les études sur le saut, il met en évidence les effets sur les forces de réaction du mouvement des bras.
Il vient un moment où Marey, agacé par les manifestations d’indépendance de son collaborateur, souhaite trouver un aide plus jeune, plus malléable. Il pense que Demenÿ, ayant acquis une certaine compétence devrait prendre son essor et poursuivre ses recherches suivant ses désirs. La séparation a lieu en 1894. Demenÿ quitte la Station (en passe de devenir l’Institut Marey) pour s’installer avec son matériel à Levallois-Perret. Son intention est d’appliquer aux sportifs, avec lesquels il garde le contact, les techniques avec lesquelles il s’est familiarisé. Les objectifs de la Gymnastique rationnelle sont toujours les mêmes : l’activité physique est bonne pour la santé, elle développe en plus la beauté du corps, elle est susceptible d’améliorer la qualité du mouvement, et par là en diminue le coût, elle développe le sens moral de l’individu.
Demenÿ a donc développé une véritable physiologie de l’effort, exposée dans Les bases scientifiques de l’éducation physique (1902) et Mécanismes et éducation des mouvements (1903), dont l’intérêt déborde l’éducation physique, pour intéresser aussi la pathologie locomotrice et la médecine du travail, et ce qui sera plus tard l’ergonomie.
Hugues MONOD
Professeur émérite de Physiologie
Université Pierre et Marie Curie
Repères bibliographiques
DEMENŸ, G. : Les bases Scientifiques de l’Education Physiques, Alcan, 1902.
DEMENŸ,G. : Mécanisme et Éducation des Mouvements, Alcan 1903 (réimpression : Édition Revue EPS, 1993).
LEFEBVRE,T., MALTHETE, J., MANNONI L. : Lettres d’Etienne-Jules Marey à Georges Demenÿ (AFRHC, Bibliothèque du film, 1999).
POCCIELO, C. :La Science en Mouvements - Etienne Marey et Georges Demenÿ (PUF, 1999).
La Lettre, Bulletin d’information de la Société de biomécanique 2011 - http.//www.biomecanique org
IX – Présent et avenir
Le développement de la biologique cellulaire et plus récemment de la biologie moléculaire, a pu faire craindre un moment une fragilisation de notre Association. Cependant, la création d’une Société des neurosciences n’empêche pas que bien des neurophysiologistes de notre Association restent attachés à l’aspect intégratif d’une physiologie qui ne considère pas seulement les mécanismes élémentaires en cause dans le fonctionnement de l’organisme mais aussi les relations entre " l’organisation des systèmes biologiques complexes et les fonctions spécifiques qui résultent de cette organisation " (Michel Jouvet).
Une réflexion sur le passé et le présent de l’Association ouvre sur son avenir. Les membres de l’Association font preuve d’un grand dynamisme, notamment ceux qui participent aux activités des groupes thématiques. Les réunions annuelles gardent le caractère d’une manifestation importante sur le plan scientifique, pour la formation continue, les échanges d’informations professionnelles et la rencontre conviviale avec de nombreux collègues. Les modalités de fonctionnement de l’Association sont susceptibles de changer en fonction des circonstances dans les années à venir, comme bien souvent au cours de son histoire. Le Bureau de l’Association, son Conseil et sa Commission scientifique veilleront à préserver la vitalité de celle-ci.
Hugues MONOD
Février 1990
|