| Un peu d'histoire... |
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| 17-06-2005 | ||||||||||||
Page 4 sur 10 III – L’individualisation de la physiologie Dans les années 1890, une manifestation d’indépendance de la Physiologie apparaît dans l’organisation, à la Faculté de Médecine de Paris, de " Conférences de Physiologie ", dont l’ouverture est marquée par une leçon, ayant déjà tous les caractères d’un rapport, et portant sur une question importante de la discipline. Emile Gley y contribua à diverses reprises. Mais, après 70 ans d’activité au sein de la Société de Biologie, la Physiologie s’individualise. La manifestation d’une évolution chez les physiologistes réside dans la création en 1925 d’un nouveau périodique, les , à l’initiative d’André Mayer (Collège de France), Delezenne (Institut Pasteur), Louis Lapicque et Paul Portier (Sorbonne). Il s’agit d’une réaction à l’orientation considérée comme trop médicale et trop pathologique du , publié par C. Bouchard et J.B Chauveau. La création en 1926 d’une Association des Physiologistes, dite pendant longtemps de " langue française ", bien que la mention n’ait jamais figuré dans ses statuts, correspond d’abord à une donnée historique à cette époque : l’utilisation du français était de règle dans les réunions scientifiques de nombreux pays d’Europe (Pays-Bas, Hongrie, Russie,…). La participation de ces physiologistes francophones aux réunions internationales de physiologie à été, de plus, un élément favorable à l’éclosion de l’Association. On peut rappeler que les avaient été créées à Liège par Léon Frédéricq et Paul Héger en 1904, année où le 6ème Congrès International de Physiologie s’était réuni à Bruxelles. Bien qu’il n’y ait pas en France de Société de Physiologie, Paris reçoit en 1920 le 10ème Congrès de Physiologie, à l’invitation d’Emile Gley et de Ch. Richet, ce dernier en assurant la présidence. A cette occasion, une médaille est frappée à l’effigie de Xavier Bichat. Mais il faut insister aussi sur le fait que notre Association fût une réponse à une inquiétude qui subsiste encore aujourd’hui : celle de certains biologistes devant les initiatives de disciplines ayant déjà constitué, en dehors de la Société de Biologie, des associations scientifiques (anatomie, pathologie comparée, chimie, physique, chimie biologique) conduisant souvent à une attitude réductionniste. Les membres de l’Association maintiendront leur intérêt pour la physiologie des organismes et privilégieront l’étude des grands systèmes. Fondée en 1926, l’Association se réunit la 1ère fois l’année suivante à Strasbourg sous la présidence d’André Mayer. Dans le bref historique publié en 1971 en guise d’introduction au 1er annuaire de l’Association des physiologistes, Pierre Dejours, alors Secrétaire général, rappelait quelques propos tirés de l’allocution prononcée par André Mayer : " … Pierre Dejours précisait également comment la création de l’Association n’avait pas eu d’emblée un caractère suffisamment officiel : er juillet 1901, relative aux contrats d’Association ". En 1928, l’Association comporte 107 membres (72 français, 28 belges, 4 suisses, 3 canadiens). Ils seront 249 six ans plus tard, 786 en 1971, 1015 en 1988, progression qui traduit une excellente vitalité. Les réunions annuelles sont alors l’occasion de retrouvailles pour les collègues venant de différentes villes universitaires. Le nombre des communications varie de 15 à 35 jusqu’en 1939 ; réparties sur 4 ou 5 demi-journées, elles sont présentées et discutées dans un seul et même amphithéâtre. De 1927 à 1939, les se sont tenues 9 fois en France (dont 2 fois dans des stations de biologie ou de physiologie marine : Roscoff-Concarneau et Tamaris), 3 fois en Belgique, 1 fois à Alger.
Une innovation importante est introduite dans la vie de l’Association en 1931, lors du premier congrès tenu à Paris ; il s’agit de la présentation de rapports, dont la rédaction est confiée à des membres de l’Association. Cette année là, Frédéric Bremer avait été chargé d’un rapport sur le " tonus musculaire ", E. Aubel et G. Schaeffer d’un rapport sur " l’action dynamique spécifique ". Cette pratique, héritée des activités de la Société de Biologie, sera maintenue jusqu’à nos jours, le nombre de rapports étant porté à trois à partir de 1934 ; il n’est plus que de un depuis 1976. Il n’est pas certain que cette tradition se maintienne dans les années à venir. En effet, la rédaction d’un rapport, qui se veut exhaustif dans un domaine où la physiologie a nettement progressé, demande une grande disponibilité. Elle est obtenue bien souvent aux dépens du travail expérimental des auteurs, qui par ailleurs, ne sont pas toujours suffisamment convaincus de la nécessité de publier en français et trouvent plus de satisfactions personnelles à publier en anglais.
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| Dernière mise à jour : ( 07-12-2006 ) | ||||||||||||
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