| Un peu d'histoire... |
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| 17-06-2005 | ||||||||||||
Page 2 sur 10 I – La naissance et le développement de la Société de Biologie
En mai 1848, deux chirurgiens, Follin et Houel et un naturaliste, Charles Robin, ont l’idée d’organiser à Paris des réunions périodiques de physiciens, de chimistes, de naturalistes, de médecins et de physiologistes s’intéressant aux phénomènes de la vie. Parmi les membres fondateurs se trouve aussi Claude Bernard, nommé l’année précédente suppléant de son maître Magendie, alors titulaire de la chaire de physiologie expérimentale au Collège de France. Le premier président de la Société de Biologie est Pierre RAYER, médecin de Napoléon III, qui démontrera deux ans plus tard le mécanisme de la transmission de la morve du cheval à l’homme et découvrira la même année avec Davaine la bactéridie charbonneuse ; il se révélera par la suite un excellent spécialiste de la biologie et de la pathologie rénales. Jean-Marie Charcot sera parmi ses plus brillants élèves dans son service de la Salpêtrière. Pierre RAYER avait été écarté de la Faculté de Médecine pour avoir épousé une protestante. Mais Napoléon III créera ultérieurement pour lui une chaire de pathologie comparée. Elu doyen, Rayer créera à son tour une chaire d’histologie pour Charles Robin. Les séances de la Société se tiennent tous les samedis à 15 heures, dans les locaux de la Faculté de Médecine. La Société comprend d’après ses statuts, 40 membres titulaires, 20 membres associés, 80 membres correspondants et enfin 15 membres honoraires nommés par le Bureau. Mais il est prévu que le nombre de ceux-ci pourra s’accroître par passage au bout de 9 ans des membres titulaires à l’honorariat. Ce passage d’abord facultatif, est ensuite rendu obligatoire, dans un souci des fondateurs d’assurer un renouvellement régulier des membres titulaires et de permettre aux jeunes d’avoir un contact enrichissant avec les anciens. Un élément qui frappe dans les statuts de la Société de Biologie est le caractère très libéral du règlement : chacun, connu ou inconnu, peut présenter un travail lors des séances, qui d’ailleurs sont obligatoires pour les membres titulaires. Un texte écrit, remis lors de la présentation, est publié le vendredi suivant en vue d’être discuté à la séance du samedi. La publication constituant les deviendra, mais beaucoup plus tard, mensuelle, puis trimestrielle. A partir de 1864, Charles Robin, fondateur de la Société de Biologie, publie parallèlement le , périodique qui cessera de paraître après 1920. Parmi les présidents successifs de la Société de Biologie, on retrouve en majorité des noms de physiologistes : Claude Bernard, Paul Bert, C. Brown-Séquard, J.B Chauveau, J.E. Marey, A. Dastre, Charles Richet, D’Arsonval, L. Lapicque, P. Portier. Parmi les membres figurent M. Berthelot, E. Achard, A.-V. Cornil, Mathias-Duval, A. Laveran… La Société veut rester parisienne et ne pas voyager en province, mais elle a ses correspondants, français et étrangers, dont le nombre augmente d’année en année : Pflüger, Cajal, Waller, Golgi, Mosso, E. De Cyon, Kroneker. Ces liens peu à peu tissés donnent progressivement naissance aux filiales de la Société, en France, en Belgique, mais aussi en Argentine, en Pologne, en Tchécoslovaquie, sous l’impulsion des collègues étrangers ayant travaillé un temps en France. Ainsi, la décentralisation scientifique est réalisée, non pas en promenant le centre, mais en créant des centres nouveaux.
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| Dernière mise à jour : ( 07-12-2006 ) | ||||||||||||





